Cage

Cage

 Sommaire :


La cage minimale :


La cage minimale d'un oiseau devrait lui permettre d'écarter les ailes sans que les plumes touchent les barreaux et de faire quelques battements d'ailes. De même que l'oiseau devrait pouvoir grimper aux barreaux de sa cage pour s'occuper. Les cages trop petites abîment le plumage de l'oiseau. Même si vous comptez sortir souvent l’oiseau, préférez une cage spacieuse, lui permettant de s’occuper quand vous n’êtes pas là.
La taille de la cage joue souvent un rôle important quand il s’agit de faire cohabiter plusieurs espèces ou plusieurs couples d’une même espèce, il faut alors bien veiller à ne pas entasser les oiseaux, sous peine d’obtenir de l’agressivité de la part de certains des colocataires.

Il faut aussi bien veiller à choisir une cage solide, la plus part des becs crochus n’hésiteront pas, par exemple, à cisailler le grillage pour s’échapper si ils en ont la possibilité.

Plus une cage est grande, mieux c'est pour l'animal. Les cages pour oiseaux sont toujours assez chères (plus de 100 euros pour la plupart, les volières n’étant pas accessibles en dessous de ce prix).

Si vous n'avez pas les moyens de payer une telle cage pour vos oiseaux, alors mieux vaut opter pour des canaris ! Toutefois, il est possible d'acheter des cages moins chères, en occasion, sur Internet (voir dans mes liens pour des forums contenant une rubrique pour les cages d'occasions).

Pensez à remplacer les perchoirs en plastique par des perchoirs en bois, qui sont mieux pour votre oiseau (il peut se faire le bec dessus ...). Ne mettez jamais plus de perchoirs qu'il n'y en avait à l'origine ou alors assurez vous que l'oiseau peut se déplacer dans la cage sans être gêné.

Il existe en animalerie plusieurs sortent de papiers de verre "spéciaux" pour les perchoirs pour oiseaux. Ils sont normalement prévus pour limer les griffes des oiseaux mais au lieu de cela ils liment carrément la peau des pattes des oiseaux et peuvent provoquer, entre autre, des pododermatites : à ne pas acheter.

 

[RETOUR]



La litière :

Il existe sur le marché de nombreuses litières pour nos NACs servant à garnir le fond des cages pour éviter qu’elles ne se salissent trop vite. Parmi ces litières, certaines sont conseillées et d’autres sont à proscrire puisqu’elles ont des effets néfastes sur la santé de nos compagnons.
Que ce soit pour des oiseaux, des rongeurs ou des lagomorphes, les litières utilisables sont les même, mis à part le sable anisé qui ne convient qu’aux oiseaux.
 

Litière de chanvre :


Je cite cette litière en premier puisqu’elle semble être le meilleur choix actuellement pour nos NACs. Je pensais jusqu’ici qu’elle n’était utilisée que pour les rongeurs et lapins, mais j’ai vu que certains éleveurs d’oiseaux l’utilisent et en sont très contents.

Il s’agit de paille de chanvre (chenevis ou encore, canabis) séchée et coupée en petits morceaux, si bien qu’elle ressemble à des copeaux de bois très petits de forme rectangulaire. C’est une litière qui absorbe très bien les liquides et les odeurs, et, c’est pour cela qu’elle a séduit beaucoup de propriétaires de NACs et notamment les propriétaires d’oiseaux qui ont découverts là une litière contrôlant bien mieux les odeurs que les rafles de maïs ou le sable anisé.

Le chanvre est très peu poussiéreux si on le compare au foin ou aux copeaux de bois, mais il arrive que certains paquets le soient. Généralement, cette litière n’est pas parfumée, ce qui est préférable pour les rongeurs qui seraient incommodés par les parfums du fait de leur odorat très développé. Toutefois, j’ai déjà vu des paquets parfumés avec une odeur que je n’ai pas su identifier mais qui était agréable (un peu comme de l’eucalyptus), il y avait des petits morceaux de litière brun verdâtre foncé odorants dans le paquet, je suppose qu’il s’agissait des feuilles de la plante.

Le chanvre est assez dur à trouver dans le commerce. Certaines animaleries commencent à le vendre mais les prix sont souvent exorbitants : de l’ordre de 10 euros les 30 litres, 30 à 50 euros les 150 litres ! La marque qui la commercialise le plus est Aubiose, je sais aussi qu’on appelle parfois cette litière « chambiose » (le terme « chenevis » est utilisé pour les graines de cette plante qui sont des composants des mélanges pour oiseaux).
Il faut savoir que certains commerces (le plus souvent, des commerces de campagne ou qui vendent des produits pour l’équitation) vendent des paquets de 20 kilos de chanvre (150 litres environs) pour des prix bien plus raisonnables que ceux des animaleries : entre 10 et 15 euros ! Je vous conseille donc d’appeler quelques commerces près de chez vous susceptibles d’en vendre…

 

Litière de lin :


Il s’agit d’une litière un peu moins connue que le chanvre mais qui n’en reste pas moins appréciée par les personnes qui l’utilisent, même si on la considère souvent comme moins bien que la litière de chanvre. Comme le chanvre, on peut l’utiliser pour les rongeurs, lapins et oiseaux.

Nous avons là aussi affaire à de la paille de lin séchée et coupée en morceaux dont l’apparence est d’ailleurs très proche de celle du chanvre (le lin est légèrement plus foncé). Cette litière est moins absorbante et il semblerait qu’elle sente plus vite mauvais que le chanvre même si les avis sont assez divergents sur le sujet (beaucoup de propriétaires de rongeurs l’ont adoptés sans problèmes). Certains utilisateurs se plaignent d’une odeur « naturelle » assez dérangeante, je vous conseille de sentir l’odeur du lin avant d’en acheter. Il s’agit néanmoins d’une litière très peu poussiéreuse ce qui est un point important pour la santé de nos compagnons.

Le lin ne se trouve qu’on gros paquets de 20 kilos (150 litres environs) pour des prix variants entre 10 et 15 euros le paquet (même si des animaleries peuvent le vendre jusqu’à 50 euros le paquet !). Je n’en ai encore jamais vu en petit paquet. Il est encore moins connu et répandu que le chanvre et on le trouvera aussi, le plus souvent, dans des magasins de campagne ou d’équitation.

 

Les rafles de maïs :


Cette litière n’est généralement pas adoptée par les propriétaires d’animaux, sauf par ceux ayant des problèmes d’allergies aux autres litières ou par les propriétaires d’un petit nombre d’oiseaux.

Il est difficile de trouver des qualités à cette litière puisqu’elle absorbe très peu les odeurs et les liquides et qu’elle coûte très cher. Qui plus est, dans une cage, c’est une litière « bruyante » : les rafles de maïs ont l’apparence de petits graviers roses beigeâtres qui font beaucoup de bruit lorsqu’ils sont remués dans les bacs en plastique des cages. Je trouve aussi qu’elle n’est pas très adaptée pour les rongeurs qui ne pourront pas s’amuser à creuser la litière ou à la « modeler ». On pourrait juste dire, en sa faveur, qu’il s’agit d’une litière non poussiéreuse ce qui peut être utile pour des rongeurs particulièrement sensibles au niveau des voies respiratoires.

On trouve des rafles de maïs dans quasiment toutes les animaleries et dans certaines grandes surfaces. Le prix varie entre 5 à 10 euros les 5 kilos et 20 à 30 euros les 20 kilos (mais attention, ici 20 kilos ne font pas 150 litres, plus 100 litres voire moins !). Les rafles de maïs pour chat (qui sont strictement les même que ceux pour rongeurs) sont moins chers … vive le marketing …

 

La paille, le foin :

Ces litières ne sont pas très adaptées puisqu’elles n’ont presque pas de pouvoir absorbant. Dans une cage à lapin, par exemple, l’utilisation de cette litière impliquera un nettoyage quotidien de la cage … En plus, cette litière ne protège pas le bac de la cage qui se salit très vite : l’urine et les déjections passent à travers les brindilles.

Mis à part cela, il s’agit là de bons matériaux pour garnir les nids, avec un bémol important : les brindilles pourraient blesser les yeux d’un bébé. Ces litières sont souvent assez poussiéreuses et le deviennent de plus en plus en vieillissant.

On trouve les trouve partout, les prix sont souvent plus que raisonnables mais je ne suis pas certaine que l’on puisse parler d’économies vis-à-vis des autres litières car il faudra changer la cage plus souvent et donc utiliser une plus grande quantité de litière …

/!\ Comme il ne s’agit pas ici de litière très absorbante, les pattes des animaux seront en contact prolongé avec l’urine, si toutefois vous utilisez régulièrement ces litières, ce qui favorise le développement de pododermatites.

 

Litière de foin compressée :

On parle très peu de cette litière, il semblerait qu’elle soit très absorbante et qu’elle contrôle bien les odeurs. Par contre, certains disent qu’elle se désagrège en « pâtée » lorsque l’animal urine dessus, ce qui n’est évidemment pas très attractif … Elle se présente sous forme de rouleaux marrons assez gros (certains soulèvent alors le problèmes des pattes qui pourraient se tordre facilement avec cette litière). Les prix semblent raisonnables mais je n’ai pas trop d’informations sur le sujet …

 

Les journaux, le papier essuie tout, un tissus :

On peut les envisager comme litière pour un ou deux oiseaux mais ils ne doivent pas être utilisés pour plusieurs rongeurs, sauf en cas de convalescence. Ces « litières » ne sont pas du tout absorbantes et ne sont donc pas du tout hygiéniques.

Après une opération, les vétérinaires conseillent souvent de mettre les rongeurs sur du papier essuie tout pendant quelques jours pour éviter la pénétration dans la plaie de morceaux de litière, ce qui pourrait provoquer des abcès. Il faut alors changer la « litière » tous les jours, voire deux fois par jour, pour garantir une bonne hygiène.

Il est assez intéressant d’utiliser ces litières quelques jours dans le cas d’animaux ayant des pododermatites car cela faciliterait la guérison.

Si votre animal a tendance à ronger le papier, préférez du sopalin pour éviter qu’il n’absorbent une quelconque encre d’imprimerie potentiellement toxique …

/!\ Comme il ne s’agit pas ici de litières très absorbantes, les pattes des animaux seront en contact prolongé avec l’urine, si toutefois vous utilisez régulièrement ces litières, ce qui favorise le développement de pododermatites.

 

Le sable anisé :

Le sable anisé devrait toujours être présent dans la cage d’un oiseau puisque ce dernier en absorbe pour mieux digérer les graines. Si vous n’utilisez pas le sable comme litière, il est conseillé d’en mettre un peu dans un coin de la cage de l’oiseau ou dans une mangeoire. Il peut être intéressant d’en mettre dans la cage de certains rongeurs qui l’utilisent pour se nettoyer.

Cette litière n’est pas du tout absorbants et elle coûte assez cher, je pense donc que peu de personnes auront la très mauvaise idée de s’en servir comme litière pour des rongeurs. Par contre, pour des oiseaux, cette litière convient tout à fait et leur plaira beaucoup.

Le sable anisé est trouvable en grandes surfaces et en animalerie.

 

La litière minérale :

Peu de propriétaires l’utilisent, mais je la cite tout de même pour les dangers qu’elle peut représenter.

Il s’agit d’une litière très absorbante que l’on trouve facilement en grande surface ou en animalerie pour des prix raisonnables.

Il semblerait que cette litière, lorsqu’elle est à base d'argile, bouche les pores de la peau et, par conséquent, empêche le poil de pousser (phénomène qui s'observe au bout de plusieurs mois). C’est une observation qui a été faite sur un lapin, par Drey Labi. Si elle est à base de sépiolite, elle serait aussi à exclure car ce minérale possèderait les mêmes propriétés que l'amiante, même si il n'est pas encore interdit de vente en tant que litière (de même que les copeaux de bois d’ailleurs …).

 

Le cas particulier des copeaux de bois :


Les copeaux de conifères (cèdre rouge, pin et sapin) constituent la litière la plus utilisée et la plus promue pour nos animaux de compagnie aussi bien chez les particuliers que dans les animaleries. Les vendeurs d’animalerie ventent souvent les diverses qualités de ces litières : grand pouvoir d’absorption, grand contrôle des odeurs, prix très bas etc … On trouve même des copeaux de bois parfumés pour le plus grand plaisir des propriétaires et le plus grand malheur des rongeurs qui supportent mal ces odeurs chimiques très fortes et irritantes. N’oublions pas que les rongeurs ont un odorat bien plus développé que le notre et qu’en plus ils ont le nez quasiment collé à la litière …

Ces litières sont par ailleurs très poussiéreuses, beaucoup d’utilisateurs s’en seront rendu compte : il n’est pas rare que le nez nous pique et que l’on éternue lorsque l’on remue les copeaux. Pour les copeaux de cèdre (les plus couramment trouvées dans le commerce), c’est justement cette poussière qui sera à l’origine de problèmes respiratoires chez nos rongeurs. Pour les copeaux de pins, c’est le contact avec la litière, et plus particulièrement avec les résidus de résine qu’elle contient, qui provoquera des problèmes respiratoires apparemment pires que ceux provoqués par le cèdre.

La poussière des copeaux de cèdre (Western Red Cedar principalement, c'est-à-dire, Thuja plicata ) contient de l’acide plicatique, une substance présente dans la partie centrale des troncs de cèdre. Cet acide est responsable de nombreuses pathologies respiratoires (allergies, rhinites, bronchites …) chez les personnes non protégées qui travaillent dans les scieries. De nombreuses études ont été faites à ce sujet, avec notamment des tests sur des rats, et il est depuis bien établit que la poussière de cèdre est nocive pour les voies respiratoires. Malgré tout, certains travailleurs sont touchés et pas d’autres, et l’on ne sait pas vraiment pourquoi. Les études ont aussi montrés qu’une fois les dommages causés, le fait que les malades ne soient plus exposés à cette poussière ne permettait pas forcément la guérison : beaucoup développent des problèmes respiratoires chroniques.


L’acide plicatique pénètre dans nos voies respiratoires lors de l’inspiration et provoque la lyse (= mort des cellules par « déchirement ») des cellules de l’épithélium respiratoire (notamment l’épithélium bronchiale et alvéolaire). Ces cellules sont particulièrement importantes dans les mécanismes de défense immunitaire au niveau des voies respiratoires et, en plus, elles se renouvellent lentement.


Explicitons un peu cela en le rapportant au cas de nos animaux de compagnie. Les rongeurs ou oiseaux en contact prolongé avec ces litières auront beaucoup de chance de développer des problèmes respiratoires parfois graves et inguérissables. Ces problèmes seront en fait dus d’une part à l’agression des voies respiratoires par l’acide plicatique et d’autre part à la baisse des défenses immunitaires au niveau des voies respiratoires (une bactérie ou un virus se développera bien plus facilement dans l’organisme).


On a surtout évoqués les dangers de cette litière sur les forums de passionnés de rats puisque les rats sont très fragiles au niveau respiratoire mais ce n’est pas pour autant que cette litière n’est pas dangereuse pour un lapin, une souris, un hamster … Pour les oiseaux de volière, on pourrait relativiser le danger puisque ces animaux seront rarement au sol et donc rarement exposés aux fortes concentrations de poussière, mais il faudra éviter à tout prix de mettre des copeaux de cèdre dans les nids !

Parlons maintenant des copeaux de pins ou sapin. La résine (et plus particulièrement, le colophane) de pin (ou de sapin) contient de l’acide abiétique. Cet acide est responsable mêmes pathologies et des même agressions sur l’organisme que l’acide plicatique à ceci près qu’il agit plus rapidement.

On voit donc que les copeaux de bois devraient plus être bannis que promus dans les animaleries, ce qui a peu de chances d’arriver un jour étant donné que beaucoup d’entre elles ne peuvent se procurer que du foin ou des copeaux en grande quantité …

Malgré tout, les copeaux de bois autres que ceux de conifères, que l’on trouve parfois en animalerie, ne présentent pas de danger particulier pour l’organisme. On peut aussi penser que les litières venues remplacer les copeaux dans le domaine des passionnés d’animaux ont aussi des effets nocifs encore inconnus sur l’organisme, mais ça, seul l’avenir nous le dira …

Sources :
Une étude en anglais sur la toxicité des constituants des bois de cèdre et de pin sur l’épithélium pulmonaire réalisée en mars 1989 par Garrison H. Ayars, Leonard C. Altman, Charles E. Frazier et Emil Y. Chi. Il s’agit d’un document au format .pdf qui m’a été communiqué par un des membres du forum SRFA.
Cet article anglais : : http://www.ratfanclub.org/pine&cdr.html
Cet article français de l’INS (sur l’acide plicatique).
Pascual (auteur de Ratlàlà) pour les termes botaniques.

 

[RETOUR]


Le nettoyage :

L'eau : Elle doit être changée tous les jours afin qu'elle reste fraîche et avec le moins de bactéries possible. Il n’est pas rare que des algues se développent dans les mangeoires, n’hésitez pas à les nettoyer régulièrement avec une éponge.


La nourriture : Il est inutile de remplir la mangeoire à raz bord, ce serait du gaspillage. En effet, la perruche va becqueter les graines en surface, et quand il ne restera plus que des coquilles vides en surface, elle ne touchera plus à la mangeoire. Le mieux est de mettre un fond de graines et vous n'aurez plus qu'à vider la mangeoire dès que les graines auront été consommé.

Attention, je ne parle pas de rationnement, une perruche type callopsitte mange en moyenne 2 cuillères à soupe de graines par jour : à vous de prévoir assez de graines pour tous vos oiseaux !

Les perchoirs : Pensez à nettoyer les perchoirs souillés qui peuvent causer des pododermatites ou des infections en cas de blessure à la patte. Afin d'éviter d'avoir des perchoirs sales, disposez vos perchoirs de manière à ce qu'il n'y ai pas un perchoir sous un autre.

 

[RETOUR]


L'emplacement :

En intérieur :


Le meilleur endroit pour la cage de votre oiseau est le salon. L'oiseau a besoin de voir du mouvement même s'il est sauvage. Evitez, par contre, la trop grande proximité avec une télévision ou un appareil bruyant, car les oiseaux s’endorment au coucher du soleil et font souvent des siestes la journée et ce sommeil est très important pour leur santé.

Les chambres sont à éviter parce que vous n'y êtes que très peu dans la journée. Pensez que dès que le premier rayon de soleil apparaîtra dans la chambre, l'oiseau se mettra à chanter !

La cuisine, avec ses vapeurs, ses bruits "bizarres" ... est aussi à éviter. Si vous n'avez pas d'autre choix que la cuisine, ne mettez pas votre oiseau sur le lave-vaisselle ou autre appareil électroménager, à cause des secousses et sons qui l'effrayeraient.

Dans tous les cas, placez la cage dans un lieu lumineux mais pas en plein soleil (il faut, au minimum, une zone d’ombre permanente dans la cage).

En extérieur :

Il est tout à fait envisageable de faire vivre des becs crochus en extérieur, même dans des régions assez froides. Les oiseaux, si ils sont habitués à vivre dehors, peuvent supporter sans soucis un hivers froid avec de la neige. Par contre, l’oiseau devra toujours avoir à sa disposition une zone d’ombre en été et un abri contre la pluie en hivers. Evitez aussi les cages en plein courant d’air …

Si vous souhaitez faire vivre dehors un oiseau qui vivait auparavant en intérieur, il faudra faire en sorte que l’acclimatation soit progressive (afin d’éviter, par exemple, que le cœur ne lâche à cause du changement brusque de température). De préférence, mettez l’oiseau dehors à la fin du printemps (vers mai) pour qu’il ait le temps de s’habituer aux chaleurs de l’été puis à la fraîcheur de l’hiver.

[RETOUR]


Le parc de jeux ou perchoir pour perroquet :


Un tel perchoir peut servir de parc de jeux où vous mettrez tous les jeux de l'oiseau quand il est dehors.


Il peut aussi servir de cage. Cependant je vous conseille d'utiliser ce type de cage que si vous avez au minimum deux oiseaux. Je m'explique. Tout oiseau, EAM ou EPP, ne devrait pas être dépendant de l’homme, il doit pouvoir s’occuper seul. Si un oiseau seul vit en liberté chez vous, il passera certainement tout son temps à vos côtés et pourrait très mal vivre un délaissement, même provisoire, de votre part. Deux oiseaux sauront plus facilement s’occuper seuls.

En revanche si vous avez plusieurs oiseaux, personnellement je trouve cette sorte de cage est bien. Bien sûr, cela implique plus de fientes dans la maison, plus de dégâts et il faut aussi penser qu'il sera plus difficile de vous "débarrasser" de vos oiseaux si vous devez ouvrir une fenêtre ou si vous avez besoin de les mettre à part. Il ne faut pas négliger les dangers auxquels les oiseaux pourront être confrontés : appareils de cuisine (la cuisine devra donc être hors de portée des oiseaux), animaux de compagnie potentiellement dangereux (rongeurs, chats, chiens …) …

Je vous propose ici deux arbres à oiseaux différents fait maisons.

# Arbre 1 :

Coût : 10/15 E + les visses et les clous. J'ai pris les perchoirs dans la nature.

Les Matériaux :

Pour le bac, j'ai utilisé un bois de 10 mm d'épaisseur (les mesures indiquées ci dessous sont donc faites pour un bois de 10 mm d'épaisseur).

Pour les perchoirs, vous pouvez utiliser n'importe quel arbre fruitier, évitez de prendre vos perchoirs près des routes à cause de la pollution. Je vous recommande un diamètre d'environ 4 cm pour le "tronc" et d'environ 3,5 - 4 cm pour les perchoirs.

Il vous faut aussi des clous pour le bac (ainsi que de la colle si possible) et des visses pour visser les perchoirs au "tronc".

La construction :

Pour faire le bac il vous faut :
- 2 planches de 64 cm de long et de 9 cm de haut.
- 2 planches de 45 cm de long et de 9 cm de haut.
- 1 planche de 62 cm de long et de 45 cm de large.

Pour l'assemblage vous devez disposer les bords à l'extérieur de la plaque formant le fond du bac (sinon, il vous faut changer les mesures des bords).

Pour faire les perchoirs il vous faut :
- 1 branche, la plus droite possible, de 4 cm de diamètre et de 70 cm de haut (ces mesures sont approximatives, bien sûr !) pour le "tronc".
- 1 branche de 60 cm de long que vous disposerez au sommet du "tronc" et sur laquelle vous mettrez les mangeoires. Voir photos pour la disposition.
- 3 ou 4 branches d'environ 30 cm de long (mais les branches devront être ajustées afin qu'elles ne dépassent pas du bac pour éviter les fientes hors bac).

Evitez au maximum de mettre une branche sous une autre pour que les perchoirs ne soient pas trop souillés.

Pour fixer les mangeoires, faites des trous dans le perchoir du sommet. Le mieux pour savoir où percer est de placer la mangeoire là où vous voulez qu'elle soit, de faire 2 marques (une pour chaque trous) et de percer.

Pour fixer les grappes de millet et les jeux, j'ai utilisé du fil de fer mais vous pouvez aussi utiliser du rafia qui est moins dangereux (sorte de paille-fil trouvable en papeterie ou animalerie).

# Arbre 2 :

Coût : 10 euros pour le bac à chat + un vase ou autre support de la même forme + une branche.

Les Matériaux :

Il vous faudra acheter un bac à chat « sans toit » que l’on trouve aisément en grande surface ou en animalerie. La taille du bac choisit dépendra de la taille de l’arbre que vous souhaitez construire.

J’ai utilisé un vase qui ne me servait pas pour faire tenir la branche, le récipient choisit devra être assez haut (une boîte de conserve ne suffirait pas).

La branche choisit devra être assez épaisse et bien ramifiée pour que l’oiseau puisse se poser dessus et se déplacer sur l’arbre.

La construction :

J’ai frotté le fond du bac à chat avec du papier de verre, pour enlever le vernis qui aurait empêché toute colle de se fixer. J’ai ensuite collé le vase sur le bac avec une colle forte. Je déconseille d’essayer de percer le bac pour viser le pot dessus car ces bacs à chat sont en plastique dur très cassant …

Une fois cela fait, il ne vous reste plus qu’à laisser sécher. Vous placerez ensuite la branche dans le pot, en veillant à combler les trous avec du papier journal ou un tissus, afin d’assurer la stabilité de la branche.


[RETOUR]