Apprivoisement

Apprivoisement

 

Sommaire :

 

 

 


Les différences entre EAM, EPP, EPP manipulés au nid et AAP.

# EAM :

E.A.M. signifie Elevé A la Main, c’est une abréviation couramment rencontrée sur Internet. Ce type d’élevage consiste à retirer l’oiseau du nid lorsqu’il est encore très jeune (entre 0 et 15 jours, selon les éleveurs et les espèces élevées) afin qu’il soit nourrit par l’homme, à l’aide d’une pipette ou d’une cuillère. Pour ce faire, on utilise une pâtée d’élevage que l’on peut acheter soit sur Internet, soit dans des boutiques spécialisées. L’oiseau ainsi nourrit deviendra très proche de l’humain, qu’il assimilera à un parent. Il sera alors aisément manipulable par l’homme, et deviendra un oiseau de compagnie hors paire dans la plupart des cas. L’élevage à la main est cependant très controversé dans le monde de l’élevage. Certains le condamnent totalement et ne l’utilisent que pour sauver des oisillons abandonnés par leurs parents. D’autres, au contraire, prônent ce type d’élevage, aussi bien pour des raisons financières (un oiseau EAM est souvent vendu deux fois plus cher qu’un EPP) que pour vendre plus facilement les oiseaux d’élevage. Ces oiseaux sont très demandés par les particuliers souvent désireux d’avoir un oiseau manipulable.

Il est certes vrai qu’un oiseau EAM représente un bon compagnon au sein d’une famille, d’autant plus que les becs crochus sont très intelligents et représentent donc des animaux de compagnie très intéressants, mais il ne faut pas non plus négliger les inconvénients de cet élevage.

Pour commencer, il faut évoquer le risque de mort de l’oisillon. Il n’est pas rare qu’un oiseau élevé à la main meure, pour diverses raisons et notamment pour des raisons hygiéniques. Sur ce point, on rencontre deux types d’éleveurs : ceux qui prennent toutes les précautions nécessaires, aussi contraignantes soient elles, et ceux qui mettent en avant le profit, en négligeant quelques règles essentielles, quitte à perdre certains oiseaux (et malheureusement, il y en a qui n’hésitent pas …). Il est donc impératif de bien se renseigner sur les mesures d’hygiène à respecter, tout en sachant que si l’on veut être prévoyant il faudra investir dans de nombreux ustensiles.

C’est souvent sur ce point qu’insistent les personnes contre l’élevage à la main : beaucoup trop de néophytes se lancent dans ce type d’élevage, en souhaitant apprendre « sur le tas », au dépend de plusieurs oisillons …

Mais il faut aussi évoquer un autre inconvénient, auquel on pense moins souvent, et qui est pourtant de taille : un oiseau élevé par l’homme et séparé de ses parents très tôt (avant l’ouverture des yeux dans tous les cas) n’aura appris aucun des codes sociaux des oiseaux. Par exemple, un oiseau élevé à la main est généralement moins bruyant qu’un EPP et ne crie quasiment pas. Cet oiseau sera « humanisé » et ceci peut entraîner plusieurs problèmes à l’âge adulte :

  • Dans la majorité des cas, l’oiseau ne sera pas un bon parent et aura tendance à ne pas s’occuper des oisillons, tout simplement parce qu’il ne sait pas ce qu’il doit faire … Il est donc plus que déconseillé de former un couple d’EAM, mieux vaut mettre un EAM avec un EPP pour que l’EPP se charge de nourrir les oisillons.
  • Les EAM sont très dépendants de l’humain, à qui, on peut presque le dire, ils vouent un culte. Très souvent un acquéreur passera énormément de temps avec l’oiseau au début et, après quelques mois, s’occupera moins de l’oiseau, voire le délaissera pour une raison ou une autre (plus de travail, arrivée d’un enfant, etc etc …). Dans ces cas ci, il n’est pas rare que l’oiseau élevé à la main se mette à crier de façon anormale et très dérangeante pour nous, ou qu’il développe d’autres types de troubles du comportement (agressivité, stress important, picage ...).

Qui plus est, quand le jeune oiseau arrive chez son nouveau propriétaire, c'est à ce dernier de lui apprendre toutes les règles auxquelles il devra se conformer durant sa vie. Ceci qui représente beaucoup de travail pour le propriétaire mais aussi beaucoup de réflexion car les premières règles de vie que l'oiseau apprendra seront celles auxquelles il se conformera toute sa vie et seront très difficiles à changer. Pour plus de détails, reportez vous à la partie Articles.

Il est donc important de relativiser l’usage de l’EAM : cette méthode peut sauver des oisillons (abandonnés par les parents), mais aussi en tuer ou causer un important mal être chez certains d’entre eux. Il existe d’autres méthodes plus respectueuses de l’oiseau …

Il faut cependant avouer que pour certaines espèces, l'EAM est le seul moyen d'obtenir un oiseau apprivoisé. Cela ne vient pas d'un problème avec l'oisillon mais plutôt avec les parents qui abandonneraient leur bébé si ce dernier était régulièrement manipulé par un humain. Cela se produit chez des espèces plus facilement stressées ou chez des couples qui n'ont jamais été habitué à ce qu'un humain manipule régulièrement leurs bébés.

Astuce de Grisou (membre du forum Calopsittes et Psittacidés) : Il existe une autre méthode pour sauver des oisillons. Il est possible de mettre les oisillons dans le nid d’un couple de croupions rouge entrain de couver ou de nourrir des oisillons. Ces derniers s’en occuperont comme si c’était leurs oisillons. Par contre, une fois les oisillons sevrés (aussi bien les leurs que ceux qu’ils ont adoptés) il faudra les retirer vite car les parents les chasseront.

[RETOUR]

# EPP :

E.P.P. est l’abréviation de Elevé Par les Parents. Ceci consiste, tout simplement, à laisser l’oisillon avec ses parents jusqu’au sevrage. C’est le plus recommandé, sauf si les parents ne s’occupent pas de l’oisillon bien entendu. L’oiseau apprend ainsi les codes sociaux de l’espèce ce qui est un point important.

Il est faux de penser qu’il est impossible d’apprivoiser un oiseau EPP. De nombreuses espèces de becs crochus sont naturellement proches de l’homme. Dans les élevages, il n’est pas rare que les oiseaux s’approchent de l’éleveur lorsqu’il rentre dans la volière. De même, beaucoup ont déjà apprivoisés eux même leur oiseau acheté en élevage ou en animalerie.

Ces oiseaux seront de meilleurs reproducteurs que les EAM et pourront aussi être de bons oiseaux de compagnie pour celui ayant la patience de les familiariser. L’apprivoisement peu cependant être long, il varie de quelques jours à quelques mois, voire jamais, selon le caractère de l’oiseau, entre autre (la méthode employée joue aussi un rôle …). Mieux vaut acheter un jeune si l’on souhaite l’apprivoiser, cela simplifie souvent les choses.

Si vous achetez votre animal chez un éleveur, n’hésitez pas à lui préciser que vous souhaitez apprivoiser l’oiseau, un bon éleveur vous orientera alors vers un sujet peu farouche.

Un EPP familiarisé aura l’avantage d’être moins dépendant de l’homme et de savoir s’occuper seul si vous n’êtes pas là pour le sortir. On peut obtenir parfois un oiseau autant manipulable qu’un EAM. Présenté à d’autres oiseaux, il ira plus facilement vers eux, les EAM étant souvent obnubilés par l’homme. Toutefois, il aura tendance à plus crier/chanter et mettra plus de temps à se laisser caresser.

 

 

# EPP manipulé au nid :

Il s’agit d’une bonne alternative entre l’achat d’un oiseau EPP et d’un oiseau EAM. La méthode consiste à manipuler régulièrement (une fois par jour, par exemple) l’oisillon alors qu’il est encore au nid, afin de l’habituer à ne pas avoir peur de l’homme. Si elle est bien pratiquée, et selon l’espèce choisie, cette méthode peut donner les mêmes résultats que l’EAM, avec l’énorme différence qu’elle annule les désavantages causés par l’élevage à la main (manque de codes sociaux, oiseaux trop dépendants de l’homme …).

Méthode :

Il est primordial d’avoir la confiance des perruches parents avant d’envisager la manipulation au nid. Si les parents sont trop peureux, nerveux, ou si vous sentez qu’ils n’ont pas confiance en vous, évitez cette méthode. En effet, les parents risqueraient de ne pas accepter que leur oisillon soit manipulé régulièrement par un humain et pourraient ainsi l’abandonner …

Avant de prendre l’oisillon, il faut bien se nettoyer les mains, ces dernières ne doivent déposer aucune odeur étrangère dans le nid (celle d’un autre animal, par exemple). Après s'être nettoyé les mains au savon, il faut bien bien les rincer pour enlever l’odeur chimique du produit et, de préférence, les frotter avec de l’herbe, du foin, ou avec ce qui garnit le fond du nid. Certains éleveurs utilisent les herbes provençales, d’autres, le citron.

Il faut aussi veiller à avoir les mains chaudes, pour ne pas refroidir l’oisillon, surtout les premiers jours où il n’a pas encore ses plumes. De même, évitez tout courant d’air lorsque vous sortez l’oisillon.

Ensuite, il faudra attendre que les parents soient sortis du nid avant de prendre l’oisillon (il ne faut pas prendre l’oisillon sous le regard des parents). Evitez aussi de chasser les parents du nid, dans la mesure du possible.

On pourra commencer à manipuler les oisillons dès une semaine et demi, lorsqu’ils auront ouverts les yeux. Avant, tout au plus, l’oisillon pourrait s’habituer à votre voix, mais le manipuler si tôt n’apporterait pas grand-chose pour la suite des évènements. Au début, il ne faudra pas sortir l’oisillon trop longtemps, sinon il risquerait de se refroidir et les parents pourraient s’impatienter … Plus l’oisillon grandira, plus on pourra le prendre longtemps, tout en lui parlant calmement et doucement à chaque fois, pour le rassurer.

Arrivés aux 3 / 4 semaines de l’oisillon, on pourra commencer à lui donner du millet à la main, toujours pour l’habituer à la présence de la main.

Une fois l’oiseau sevré, c'est-à-dire aux alentours de 8 / 10 semaines, on pourra le séparer des parents et finir l’apprivoisement. L’oiseau, étant donné qu’il aura été manipulés très tôt par l’homme, se montrera très peu farouche, pour ne pas dire déjà apprivoisé. Il ne restera plus grand-chose à faire pour obtenir un oiseau quasiment élevé à la main.

Certains éleveurs d’EPP pratiquent cette méthode, sans forcément manipuler très très souvent l’oisillon, ce qui contribue à faire des EPP qui se familiariseront facilement. N’hésitez pas à demander à votre éleveur s'il le fait, voire s'il peut le faire exceptionnellement sur une couvée …

 

 

# AAP :

(informations fournies par Grisou)

AAP signifie Aide Aux Parents. Cela consiste à nourrir l'oisillon à la main (comme pour l'EAM) mais de façon non régulière, en laissant l'oisillon avec ses parents. Le but n'est donc pas de se substituer aux parents mais simplement de nouer des liens avec l'oisillon, de faire en sorte que plus tard il n'ait pas peur de l'homme.

Pour faire ce type d'élevage, il faut avoir habitué les femelles, afin qu'elles ne stressent pas. Certaines femelles ne s'y habitueront jamais, ce type de manipulation des oisillons les stressera et dans ce cas il est conseillé d'arrêter l'AAP. Il faut faire cela avec femelles qui vous connaissent bien et qui ne sont pas stressées par votre présence dans la pièce d'élevage. Attendez que la femelle sorte du nid (pour voler et manger) et profitez en pour vérifier que tout se passe bien dans le nid et pour nourrir l'oisillon vous même. Généralement, la femelle sort du nid en soirée et à une heure relativement fixe. A force, si vous faites cela souvent, les femelles finissent pas prendre l'habitude et elles sortiront du nid à votre arrivée.

Le nourrissage occasionnel peut débuter tôt, comme pour l'EAM (voir le paragraphe sur l'EAM pour les mesures d'hygiènes et autres informations sur la méthode). Les manipulations autres telles que les caresses débuteront à la pousse des plumes.

C'est une méthode qui donne de très bons résultats, quasiment les même que pour l'EAM. Une fois sevré l'oisillon est donc totalement apprivoisé. L'avantage est que cette méthode est beaucoup moins dangereuse pour l'oisillon, il ne risque pas de mourir, sauf si les conditions d'hygiène ne sont pas respectées. En outre, l'oisillon aura l'occasion d'apprendre les codes sociaux de l'espèce étant donné qu'il recevra toute l'éducation de ses parents. On ne risquera donc pas de se retrouver avec un oiseau ne sachant ni s'accoupler, ni élever des oisillons, ni communiquer "normalement" avec les autres oiseaux, ni même s'occuper seul lors de l'absence de son maître ...

 


# Apprivoiser un oiseau EPP

# Avant propos :

Apprivoiser un oiseau EPP requière beaucoup de patience et de tendresse. Il ne faut jamais se montrer brusque envers l’oiseau, il faut aller au rythme de l’oiseau, se laisser guider par lui. Certaines espèces s’apprivoisent mieux que d’autres (cf : caractère des espèces apprivoisées, ci-dessous), mais il faut aussi prendre en considération la personnalité de l’oiseau … et celle du propriétaire. Je connais une personne qui a eu beaucoup de mal à apprivoiser sa callopsitte car elle avait peur de cette dernière, dès que l’oiseau adoptait une position de menace avec le bec ouvert, elle reculait sa main …

Le mieux est d’acheter l’oiseau chez un éleveur, en lui précisant qu’on cherche un oiseau pour l’apprivoiser, afin de voir si, éventuellement, il possède un sujet peu farouche. Mais, outre le comportement de l’oiseau, votre attitude face à ce dernier jouera aussi un rôle important dans l’apprivoisement.

Il faut aussi savoir qu’un apprivoisement requiert du temps, et un investissement quotidien. Il faudra faire preuve de patience, l’oiseau peut mettre du temps à vous faire confiance. Parfois, cela se compte en mois … L’achat d’un EPP manipulé au nid facilitera considérablement les choses, car l’oiseau n’aura pas, ou presque pas, peur de vous. De même, plus l’oiseau sera jeune (idéalement, tout juste sevré), mieux ce sera, apprivoiser un adulte ou un oiseau de quelques mois est plus dur, même si c’est faisable.

Par contre, prendre un oisillon pas tout à fait sevré et finir de se sevrer soit même en le nourrissant à la main serait une TRES MAUVAISE IDEE. En effet, passé un certain âge, l'oisillon n'acceptera plus que quelqu'un d'autre que ses parents le nourrisse et il se laissera souvent mourir de faim.

Les oiseaux d’animalerie seront généralement un peu plus stressés, étant donné que les vendeurs mettent souvent la main dans les cages –qui sont généralement assez petites …-. Ces oiseaux finissent pas associer la main à un danger, un prédateur qui attrape certains de leurs compagnons pour « les faire disparaître » … Qui plus est, ces animaux ont parfois subits de longs transports, et des transferts (un premier transport jusqu’au grossiste suivit d’un second jusqu’à l’animalerie, c’est très très souvent le cas). Tout ceci pour dire qu’il vaut mieux se tourner vers un éleveur, l’oiseau sera né chez lui, et ne subira qu’un seul transport. Les oisillons n’auront jamais été traumatisés par de multiples manipulations inutiles …

 

 

# La méthode :

Je remercie notamment Pomme qui m’a donné plusieurs « astuces » pour apprivoiser un oiseau. Cet article est basé sur la lecture de nombreuses expériences sur lues sur diverses forums …

Durant tout le processus, il ne faut jamais perdre de vue que les becs crochus sont des proies car toutes leurs réactions découlent de ça. Une proie cherchera sans cesse à déceler des signes de menace de la part de la main qui tente de s'approcher d'elle. Ainsi, si vous approchez votre main de votre oiseau, ce dernier se sentira attaqué. Il faut donc placez votre main à une distance telle que l'oiseau ne cherche pas à s'éloigner de vous, cette distance diminuera au fur et à mesure.

1ère étape :


Durant deux jours environs, laissez l’oiseau tranquille, ne le dérangez pas dans sa cage, sauf, éventuellement, pour changer l’eau ou la nourriture. Laissez à l’oiseau le temps de s’habituer à son nouvel environnement, aux nouveaux bruits …

Par la suite, essayez de rassurer l’oiseau lors du nettoyage de la cage, afin que vous puissiez mettre la main dans la cage sans qu’il ne s’affole et vole dans tous les coins. La meilleure méthode reste de lui parler calmement, car un oiseau est très sensible aux sons. Vous pouvez aussi simplement vous assoire à côté de la cage, et lui parler, afin qu’il ait le temps de vous observer, de se familiariser à votre voix, et de se rendre compte que vous ne lui voulez aucun mal. Lorsque l’oiseau ne s’affolera plus dès qu’il vous voit à proximité, vous pouvez ouvrir la cage et rester à côté de la cage ouverte, tout en parlant à l’oiseau pour le rassurer, puis, au fur et à mesure des séances d’apprivoisement, mettre un peu la main dans la cage et l’approcher de l’oiseau.

Sachez qu’un oiseau n’aime pas le changement, et qu’il risque de s’affoler si vous vous approchez de lui avec des gants ou une serviette sur les cheveux. Ceci est vrai même pour les oiseaux très bien apprivoisés. De même, évitez de bouger les objets qui entourent la cage durant les premiers jours.

2ème étape :


Lorsque votre oiseau se montrera détendu en votre présence, commencez à lui donner à manger une grappe de millet en la tenant par la main. Vous pouvez aussi utiliser une autre friandise appréciée de l’oiseau, Pomme utilisait de la semoule, par exemple.

Si vous utilisez une grappe de millet, commencez par la tenir par une extrémité en présentant l’autre à l’oiseau, puis rapprochez progressivement (au fur et à mesure des séances) votre main de l’oiseau. Ceux qui utilisent quelque chose que l’on ne peut pas tendre à l’oiseau (de la semoule, par exemple), peuvent commencer par déposer l’aliment sur le perchoir et laisser l’oiseau se servir. Cela peut mettre du temps, il est possible que l’oiseau n’y touche pas plusieurs jours de suite. Quand il viendra vers la semoule sans trop hésitez, essayez de la lui présenter sur le bout du doigt.

D’autres utilisent une branche. Ils commencent par faire grimper l’oiseau sur une branche, en la tenant à une extrémité, puis rapprochent progressivement leur main de l’oiseau, au fil des séances. A la fin, la main touche l’oiseau et ce dernier doit monter sur le doigt.

Dans tous les cas, à cette étape, les gestes doivent être lents, pour ne pas effrayer l’oiseau. N’oubliez pas de lui parler pour le rassurer. De plus, il est impératif de ne pas reculer la main face à un oiseau qui se montre menaçant. Si, à l’approche de votre main, votre oiseau ouvre le bec, souffle, voire pousse des cris de menace, ne reculez pas (auquel cas il aura compris comment vous faire fuir), continuez à avancer vers lui ou alors immobilisez vous avant de recommencer à vous approcher de lui.

Certains conseillent d’approcher plutôt l’oiseau de côté que de face, car une approche frontalière peut être perçue comme une attaque. N’approchez jamais l’oiseau par le dessus, il le prendrait aussi comme une menace, préférez une approche à sa hauteur ou par le bas.

3ème étape :

Une fois que votre animal n'hésite plus à manger ce que vous lui donnez, il va falloir tenter un contact physique avec lui. Normalement, si il mange les graines que vous lui donnez, c'est qu'il n'a pas peur de votre main et qu'il vous fait un minimum confiance, il ne devrait donc pas prendre votre approche comme une agression.

Essayez de caresser son ventre, ou de poser votre doigt à côté de sa patte. Puis, progressivement, pressez votre doigt contre le bas de son ventre, juste au dessus des pattes : instinctivement, il grimpera sur vous. Les premières fois, il se peut qu’il s’envole juste après, mais bientôt il restera sur votre main. Réitérez plusieurs fois cette étape avant d’envisager une sortie hors de la cage.

4ème étape :

Une fois que l’oiseau grimpe sur votre doigt quand vous le pressez contre son ventre, et qu’il reste sur votre main ensuite, vous pouvez commencer à le sortir de la cage. Préférez un moment de la journée où la maison est calme et où il n’y aura pas trop de mouvements autour de lui. N’oubliez pas qu’un oiseau ne voit pas les vitres : il est préférable de tirer les rideaux des fenêtres pour que l’oiseau ne s’y cogne pas (par la suite, il apprendra à reconnaître ses limites invisibles).

Les premiers temps, il est fort probable et tout à fait normal que l’oiseau s’envole et aille atterrir un peu plus loin, voire qu’il se coche contre les murs ou meubles. Approchez vous doucement de lui et, tout en lui parlant pour le rassurer, faites le monter sur votre doigt.

 

 

# Remarques :

Il se peut que votre oiseau mette un peu de temps avant de monter sur votre épaule, faites des tentatives ... Certains oiseaux auront toujours peur de rester sur l'épaule, cela dépend des individus et de leur confiance en vous. Certains oiseaux refusent même de monter sur le doigt, il peut être intéressant d'opter pour un perchoir "portable", un bout de bois où l'oiseau montera pour être déplacé.

Les oiseaux sentent quand vous êtes tendus, si vraiment vous avez peur, vos oiseaux le sentiront et seront moins disposés à monter sur votre doigt. Détendez vous, sachez que pour que votre oiseau vous pince, il faudrait vraiment qu'il ait peur et, en général, si vous avez suivit les consignes ci-dessus, ce n'est pas le cas. La plupart du temps l'oiseau souffle pour impressionner mais ne va pas plus loin, au pire il écartera les ailes, toujours pour impressionner…

Je pense qu’il peut être intéressant, si vous en avez la possibilité, de laisser l’oiseau sortir avant qu’il soit totalement apprivoisé. Le fait de lui faire découvrir son environnement l’aidera à se sentir en confiance. Cependant, cela n’est intéressant que si vous n’avez pas à attraper l’oiseau pour le rentrer, c'est-à-dire si la cage peut être laissée ouverte jusqu’à ce que l’oiseau rentre de lui-même (ce qu’il finira forcément par faire, ne serait ce que pour manger) ou si votre oiseau accepte de monter sur un « perchoir portable ». La meilleure pièce pour la cage reste le salon, car ainsi l’oiseau s’habitue aux mouvements et aux bruits.